Livret A et LDD taux 2026 : le comparatif des taux, plafonds et fiscalité

Le Livret A et le LDDS affichent le même taux de 1,7 % au 1er août 2026.

  • Hausse de 0,2 point pour les deux livrets.
  • Taux fixé par arrêté du 28 juillet 2026.
  • Plafonds différents : 22 950 € contre 12 000 €.
  • Cumul des deux livrets possible pour un même titulaire.
  • Le LEP reste plus rémunérateur à 2,50 %.
  • Prochaine révision prévue le 1er février 2027.

Taux Livret A, LDDS et LEP en 2026 : le comparatif

Produit d’épargne Taux au 1er août 2026 Évolution depuis février 2026 Date d’application
Livret A 1,7 % +0,2 point 1er août 2026
LDDS 1,7 % +0,2 point 1er août 2026
LEP 2,50 % Maintenu 1er août 2026

Une hausse de 0,2 point décidée par arrêté

Le Livret A et le LDDS progressent ensemble de 0,2 point pour atteindre 1,7 %. Cette revalorisation a été officialisée par un arrêté du 28 juillet 2026, qui fixe les taux de l’épargne réglementée pour l’ensemble du réseau bancaire.

Avant cette date, le Livret A était servi à 1,5 % depuis le 1er février 2026. Le LDDS suit historiquement le même mouvement : sa rémunération est corrélée à celle du Livret A, ce qui explique des taux strictement identiques.

Un calendrier de révision encadré

Les pouvoirs publics révisent ces taux selon un rythme défini. La prochaine révision interviendra le 1er février 2027, sauf décision exceptionnelle entre-temps. D’ici là, les taux en vigueur restent figés.

Le LEP conserve son taux de 2,50 %, nettement supérieur aux deux autres livrets. Ce produit reste soumis à des conditions de revenus, mais il offre la meilleure rémunération de l’épargne réglementée.

Concrètement, un Livret A rempli au plafond à 1,70 % rapporte 390,15 € d’intérêts annuels, hors capitalisation des intérêts des années précédentes.

Plafonds comparés : Livret A, LDDS et LEP

livret a et ldd taux
Produit Plafond de versement Cumul possible avec Livret A Plancher de versement
Livret A 22 950 € 22 950 € 10 €
LDDS 12 000 € 34 950 € 10 €
LEP 10 000 € 44 950 € 30 €

Le plafond de versement fixe la somme maximale que vous pouvez déposer sur un livret. Il ne faut pas le confondre avec le plafond de solde : les intérêts déjà crédités continuent de générer des intérêts même lorsque le plafond de versement est atteint, ce qui permet à l’encours total de dépasser légèrement le montant officiel.

Le Livret A affiche le plafond le plus élevé du trio, à 22 950 €, un seuil inchangé depuis 2013. Le LDDS plafonne à 12 000 € et le LEP à 10 000 €. Cumulés, ces trois produits permettent de placer jusqu’à 44 950 € en épargne réglementée défiscalisée, ou 34 950 € si vous ne détenez que le Livret A et le LDDS.

Des planchers de versement très accessibles

Pour ouvrir et alimenter ces livrets, les montants de départ restent modestes : 10 € suffisent pour un versement sur le Livret A ou le LDDS, contre 30 € pour le LEP. Sur le LDDS, le versement initial courant se situe autour de 15 € et le solde minimum à respecter est de 10 €. Ces planchers bas rendent ces produits accessibles à tous les profils d’épargnants.

Des plafonds renforcés pour certains titulaires

Le plafond du Livret A varie selon le titulaire. Il atteint 76 500 € pour les associations et 100 000 € pour les syndicats de copropriétaires. Le Livret jeune, créé en 1996 et dont le plafond a été réévalué à 1 600 € en 2002, offre un cadre adapté aux moins de 25 ans, mais il ne se cumule pas avec le LDDS selon les mêmes règles d’accès.

Une fois le plafond atteint, les versements sont bloqués, mais les intérêts continuent d’être calculés chaque quinzaine. Pour aller au-delà, il faut se tourner vers d’autres supports : assurance-vie, PER, PEL (plafond de versements de 61 200 €), CEL (15 300 €) ou encore SCPI, dont le taux de distribution moyen a atteint 4,91 % en 2025.

Fiscalité : une exonération identique sur les deux livrets

Bonne nouvelle pour votre épargne de précaution : les intérêts du Livret A et ceux du LDDS bénéficient du même régime. Ils sont exonérés d’impôt sur le revenu et exonérés de prélèvements sociaux. Aucune ligne à déclarer, aucune flat tax ne vient rogner vos gains.

Cette fiscalité identique explique pourquoi il est inutile d’arbitrer entre les deux livrets pour des raisons d’impôt. La seule différence se joue ailleurs : le plafond de versement. Avec un taux de 1,70 %, un Livret A rempli à 22 950 € rapporte environ 390,15 € d’intérêts annuels, nets de toute fiscalité.

À noter : l’exonération porte sur les intérêts capitalisés, qui restent eux aussi défiscalisés. Les produits d’épargne réglementée conservent donc cet avantage sur la durée, contrairement à d’autres supports d’investissement soumis, eux, à la fiscalité des placements.

Livret A ou LDDS : comment choisir selon votre profil

Quel livret privilégier selon votre situation

  • Livret A : plafond le plus élevé, 22 950 € pour un particulier
  • LDDS : complète le Livret A avec 12 000 € supplémentaires
  • LDDS : réservé aux majeurs, domiciliés fiscalement en France

Le choix dépend surtout du montant que vous souhaitez placer. Si votre épargne de précaution dépasse 22 950 €, ouvrir un LDDS en complément devient pertinent pour loger jusqu’à 12 000 € de plus, soit un cumul de 34 950 € entièrement défiscalisés.

Un point à garder en tête : le LDDS est limité à un seul livret par contribuable, ou par époux et partenaire de Pacs. Les intérêts y sont calculés le 1er et le 16 du mois. Le versement initial courant est de 15 €, avec un solde minimum de 10 € et un plancher de versement fixé à 10 €, comme sur le Livret A.

Ce que finance le LDDS et conditions d’ouverture

Le LDDS n’est pas qu’un simple livret : les fonds collectés financent la transition énergétique et l’économie sociale et solidaire. C’est un argument pour ceux qui veulent donner du sens à leur épargne.

Pour l’ouvrir, il faut être majeur, avoir son domicile fiscal en France et ne pas détenir déjà un autre LDDS. Le Livret A, lui, reste accessible dès le plus jeune âge et sans ces restrictions.

Peut-on cumuler un Livret A et un LDDS ?

Oui, le cumul Livret A et LDDS est parfaitement autorisé. Une même personne peut détenir les deux livrets en parallèle, sans que l’un bloque l’autre. Cette combinaison reste l’un des montages d’épargne réglementée les plus simples pour faire fructifier son épargne de précaution.

  • Cumul autorisé : un Livret A et un LDDS par contribuable
  • Versements défiscalisés : jusqu’à 34 950 € au total
  • Avec le LEP : le cumul grimpe à 44 950 €
  • Plafond atteint : versements bloqués, intérêts capitalisent
  • Alternatives : assurance-vie, PER, SCPI après saturation

Un plafond atteint ne signifie pas un compte gelé

Beaucoup d’épargnants croient qu’un livret plein cesse de produire des intérêts. C’est faux. Une fois le plafond de versements atteint, vous ne pouvez plus déposer d’argent, mais les intérêts continuent d’être calculés et capitalisés chaque quinzaine. Le solde peut donc dépasser les 34 950 € sans aucune démarche.

Quelles options une fois les livrets saturés ?

Si vous avez rempli votre Livret A, votre LDDS et éventuellement votre LEP, d’autres supports prennent le relais. Le plan d’épargne logement accepte jusqu’à 61 200 € de versements, avec un taux de 2 % pour les contrats ouverts depuis le 1er janvier 2026. Le CEL, plafonné à 15 300 €, affiche un taux de 1,25 %.

Pour viser un rendement supérieur, l’assurance-vie et le PER restent les enveloppes les plus citées. Du côté de la pierre papier, les SCPI ont servi un taux de distribution moyen de 4,91 % en 2025, soit une progression de 0,19 point sur un an. Des pistes utiles lorsque les livrets réglementés ne suffisent plus à absorber votre épargne.